La (re)fermeture des lieux culturels fait mal

La (re)fermeture des lieux culturels fait mal. Pour reprendre les mots de Michel Marc Bouchard: «Nous avons été trahis. Trahis par un gouvernement qui n’a pas su reconnaître les efforts et les résultats dans l’application de ses propres consignes.»

Je suis partagée entre tristesse et colère quand je pense à toute l’énergie mise par tout le milieu culturel pour continuer malgré tous les obstacles de créer et de présenter au public. Tout ça balayé du revers de la main comme une méchante claque sur la gueule.

De notre côté, après avoir reporté l’événement Danse ton parc coprésenté avec Hélène Langevin et Bouge de là, c’est maintenant le spectacle Falling Slowly de Peter Trosztmer que nous devons reporter. Attention, nous y tenons à ces deux spectacles extérieurs et pour rien au monde nous allons les annuler. Nous allons les présenter en 2021, quand le contexte sera plus propice.

Lorsque j’ai pensé à Résilience comme thématique de cette 9e édition de Phénomena, j’espérais une période de réparation, de reconstruction collective, et que nous allions recommencer tout doucement à pouvoir nous côtoyer, rêver, bouger, collaborer. On est encore loin de ça mais je me sens combative et attentive. Et on a besoin d’être plus que jamais attentif aux autres pour protéger notre milieu culturel et tous les artistes, concepteurs, organisateurs, techniciens, directeurs artistiques, artisans et autres personnes indispensables, compétentes, dévouées, expérimentées, inspirées, passionnées qui font la richesse et la singularité de notre milieu. Milieu dont je suis fière de faire partie. Respect.

—D. Kimm
Directrice artistique
Les Filles électriques / Festival Phénomena