Phénomena 2020

Toujours en cours

La (re)fermeture des lieux culturels fait mal

Phénomena se réinvente… comme à son habitude!

En cette année surprenante et inquiétante, la 9e édition du Festival Phénomena se fera sous le thème de la Résilience. La programmation sera essentiellement numérique avec la présentation de 9 courts-métrages d’art, de 2 captations de spectacles diffusées en différé, et d’un parcours sonore. Mais comme Phénomena ne saurait exister sans un contact privilégié avec le public, il y aura aussi 2 spectacles présentés en extérieur.

La programmation

Après plusieurs mois d’isolement, de deuils à faire et de détresse, il nous fallait un événement festif, à l’image de la Parade phénoménale, pour lancer le Festival. Nous invitons la population à se costumer de manière extravagante et à venir danser dans le parc Baldwin, le samedi 3 octobre à 14h, tout en respectant les mesures de distanciation. Le tout sera mené par la chorégraphe Hélène Langevin de la bien nommée compagnie Bouge de là.

La Sala Rossa c’est notre maison et notre quartier général et nous y avons filmé deux spectacles qui seront diffusés sur le Web. Tout d’abord La Chapelle ardente de Michel Faubert, entouré d’un band de rêve sous la direction de Bernard Falaise, un spectacle où se mêlent poésie, chant et musique, librement inspiré du Manuel de la Petite Littérature du Québec de Victor-Lévy Beaulieu. Ensuite Cabaret Secret, un cabaret atypique, intime et inclusif, en collaboration avec la joyeuse équipe féminine et féministe de Cirquantique et leurs invités, qui mêle arts circassiens, breakdance, bondage et burlesque.

Quelques habitués du Festival ont pour la première fois créé une vidéo d’art. On pourra voir notamment une correspondance ludique entre la marionnettiste Marcelle Hudon et le musicien Bernard Falaise, une vidéo-performance de Stéphane Crête portant sur le deuil et le vide, une vidéo-danse mettant en scène l’artiste multidisciplinaire Marie-Hélène Bellavance (Corpuscule Danse) et ses filles, ou encore une vidéo de Claire Renaud portant sur une icône du sport: la cheerleader.

Suite à une première expérience marquante avec le Deaf performances Cabaret de performances sourdes présenté l’année dernière, D. Kimm a poursuivi sa collaboration avec des artistes sourds et les accompagnés dans la production de 3 vidéos-poème en langue signée québécoise (LSQ) entièrement réalisés par des artistes sourds soit les performeurs Hodan Youssouf, Jennifer Manning, Theara Yim et l’artiste visuelle Sera Kassab. Il s’agit de créations singulières qui mettent en valeur la poésie de la langue signée qui est une langue en soi avec ses subtilités, ses nuances et ses images. Les artistes sourds ont peu d’occasions de se diffuser et nous sommes particulièrement heureux d’offrir au public une rare opportunité de mieux connaître cette communauté très active.

Nous présentons aussi les créations de deux artistes plus aguerris avec les technologies numériques. Le projet de vidéo-danse Pas d’apparat corps de Guillaume Vallée, en collaboration avec la chorégraphe torontoise Calla Durose-Moya et le musicien Hazy Montagne Mystique, porte sur l’impact psychique des traumatismes. De son côté, l’artiste autochtone Dayna Danger, dont la pratique est enracinée dans l’interconnexion et les liens de parenté, a été grandement affectée par la pandémie. Dans sa vidéo Beading Kin, l’artiste explore les thèmes de la connexion, du langage, de l’épuisement et de l’apprentissage de l’échec.

Cette 9e édition invitera quand même les festivaliers à mettre les pieds dans le Mile End avec un parcours sonore dans le quartier, une première pour le Festival. Accompagné par la voix du comédien Christian Vanasse, le public pourra découvrir l’exposition de cadres lumineux en 3D créés par la conceptrice lumière et scénographe Lucie Bazzo et exposés dans les vitrines des commerçants du quartier. Le parcours en 8 stations est ponctué d’anecdotes historiques présentées par Melanie Leavitt de l’organisme Mémoire du Mile End.

Finalement, Phénomena est particulièrement fier de s’associer à nouveau au danseur et chorégraphe Peter Trosztmer pour présenter une création in situ intitulée Falling Slowly. La pièce, d’une durée de 30 minutes, sera présentée à 5 reprises devant 40 spectateurs dans un stationnement près d’un vieux bâtiment industriel dans le quartier Griffintown.

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