Phénomena 2022

Phénomena 2022: une édition foisonnante et éclatante

En ces temps incertains, nous avons travaillé fort pour vous offrir une 11e édition du Festival Phénomena particulièrement relevée. En d’autres mots, nous sommes survoltés et le Festival se déploiera sur trois semaines cette année.

Ça débute en lion le 2 octobre avec la 3e édition de la Parade Phénoménale. Après le succès retentissant de l’édition 2019 (et un arrêt dû à la pandémie), cet événement festif, coloré et inclusif est attendu avec impatience par plusieurs. Outre des centaines de citoyens costumés selon les thématiques de la Parade, seront présents Fanfares, Bonimenteurs, Mariées en patins à roulettes, sous la bénédiction de la fée urbaine Patsy Van Roost. Le tout se terminera par un spectacle dansant de la Fanfare Pourpour.

Autre événement à ne pas manquer, notre mythique Combat contre la langue de bois, lui aussi deux fois reporté à cause de la pandémie, et qui aura lieu le 5 octobre à La Tulipe, animé par le très pertinent impertinent Stéphane Crête. Lors de ce 12e Combat, une dizaine de personnalités monteront sur scène pour parler d’un sujet de leur choix, de l’intime au politique. Les règles sont simples: parler durant 5 minutes, pas de droit de réplique, pas d’excuses par la suite. Entre les discours, un house band d’enfer vous permettra de reprendre vos esprits.

Parmi les musts de Phénomena 2022, il y a bien sûr notre légendaire Cabaret DADA, animé par la toujours surprenante Alexis O’Hara. Et grande nouveauté cette année, notre premier Cabaret féministe pas gentil du tout, animé par la très vive Salomé Corbo. Lors de cette «soirée de filles» un peu baveuse et festive, on pourra entendre des voix fortes et impertinentes, des coups de gueule ou de tendresse, des paroles provocantes ou sarcastiques.

Fidèle à sa mission, Phénomena participe à la réflexion sur les enjeux d’inclusion et de diversité qui nous amène à repenser nos valeurs et nos manières de faire. Concrètement, plus de la moitié de notre programmation est consacrée à des artistes dits de la diversité, qu’elle soit raciale, de genre, corporelle ou de personnes ayant un handicap.

Parmi les musts, un Cabaret Dalida sans Dalida, concocté par notre commissaire à la diversité Claudia Chan Tak; le spectacle KUSHAPETSHEKEN, la tente tremblante de l’artiste autochtone Kathia Rock; et Music Sensation, une soirée festive de Battle waacking orchestrée par Axelle Munezero.

Nous poursuivons notre partenariat avec La Chapelle — scènes contemporaines avec We are shining forever à la recherche de l’entrée du royaume des morts, la très attendue nouvelle création de Christian Lapointe et Mathieu Arsenault, autour de la figure fantomatique de Vickie Gendreau. Et nous amorçons un nouveau partenariat avec la Cinémathèque québécoise pour un cabaret à l’ancienne qui nous transportera au début du XXe siècle, alors que les vues animées étaient encore largement une curiosité de fêtes foraines, de cabarets et de music-hall.

Il y a plusieurs autres spectacles, dont deux jours d’événements audacieux dédiés aux artistes émergents et queer présentés au Rialto, et trois expositions.

Alors cher public curieux et audacieux… bon festival!